La peine de mort supprimée dans les 53 États américains

Auteur

Marc François

Année de publication

2004

Cet article est paru dans
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Death Sentence Banned In The 53 States Of America , La peine de mort supprimée dans les 53 États américains

Marc FRANCOIS, journaliste.

At last! The last but not the least! This is an histo- ric day for The United States of America and for the world. Yesterday 30th of December 2099, John Fitzgerald Kennedy III, the post-neo-democrat president of Americas has carried out, just one day in advance, his promise to ban the death sentence from every State of America before the end of the century. He compromised himself to introduce the banning of the death sentence in the Federal Constitution itself; the compromise was to raise America to the same democratic and human rights level as the huge majority of the 327 nations represented in the UN.

Since the UN Ahmedabad Statement in 2085, all the nations of the world were due to follow non-violent international rule in their constitution, laws and legal organisations; most of them have complied with the UN recommendation in the last 10 years. Only some small nations and one great one still failed to comply at the end of this century: the United States of America. The political fight has been harsh and confused: some State Governors, even if they had not applied a death sentence for many years, were so reluctant to ban it definitively because of tradition, because of America’s legend, because of the war against hyper-terrorism, because of... all sorts of reasons they were unable to explain! The anti-abolitionist lobbies have come down forcefully on the post-neo-republican senators and the outcome was in the balance for several hours, poised between abolitio- nists and anti-abolitionists. Finally, John Fitzgerald Kennedy III used a final argument: “Banks and the Stock exchange are rating USA worse and worse... Why? Because “the World Ethic Quotation” (WEQ) for USA collapsed to – 5 at the very moment when the 35 nations of United Europa rose up to +15, China and Japan Democratic Federation up to +12, and even the Arabic Islamic Empire keeps to a decent +8. This is the worst possible news for our economy”. For the last vote, yes- terday, senators gave a slender majority of 50,7% in favour of abolition.

The last death sentence pronounced in a State of America was in Texas, eighteen years ago, in 2081 but it has never been executed. Up to now 154 sentenced people are staying in “death rows”. Their sentence will be automatically commuted to 25 years in jail, and most of them will be released in the next days.

At the new eve of the XXIInd century, only 3 little nations in the world still have the death sentence in their laws: The Sunnite Republic of West Irmak, the Wahabit principality of Riyadh and the Autonomous Republic of Corsica.

Pour nos lecteurs de plus de 80 ans qui n’ont pas bénéficié de l’apprentissage de l’anglais obligatoire dans le monde entier à partir de la maternelle depuis 2025, nous donnons ci-dessous la traduction française :

 

Enfin ! Le dernier, mais pas le moindre ! Un jour his- torique pour les États-Unis d’Amérique et pour le monde.

Hier, 30 décembre 2099, avec juste un jour d’avance, John Fitzgerald Kennedy III, le post-néo-démocrate président américain, est parvenu à tenir sa promesse de supprimer la peine de mort dans tous les États américains avant la fin du siècle. Il s’était engagé à intro- duire la suppression de la peine de mort dans la Constitution elle-même ; l’engagement était de mettre les USA au même niveau démocratique et de respect des droits de l’homme que l’immense majorité des 327 nations représentées à l’ONU.

Depuis la déclaration onusienne d’Ahmedabad de 2085, toutes les nations du monde s’étaient engagées à mettre leur constitution, leurs lois et leurs appareils judi- ciaires en conformité avec les lois internationales non-vio- lentes. La plupart se sont conformées aux recommanda- tions de l’ONU dans ces dix dernières années. Seules, quelques petites nations et une grande n’y étaient pas par- venues en cette fin de siècle : les États-Unis d’Amérique. Le combat politique y fut âpre et confus : certains gouver- neurs, même s’ils n’avaient pas appliqué de peine de mort depuis de nombreuses années, répugnaient tant à l’inter- dire définitivement, à cause des traditions, à cause de la légende américaine, à cause de la guerre contre l’hyper- terrorisme, à cause de... toutes sortes de raisons qu’ils étaient incapables d’expliciter. Les lobbies anti-abolition-

nistes avaient assailli les sénateurs post-néo-républicains et l’issue fut incertaine pendant des heures, balançant entre abolitionnistes et anti-abolitionnistes. Finalement, John Fitzgerald Kennedy III a avancé l’argument final : « Les banques et les bourses notent les USA de pire en pire... Pourquoi ? Parce que la “Cotation étique mondiale” (CEM) des USA s’est effondrée à –5, alors que, au même moment, les 35 nations d’Europe Unie atteignent +16, que la Fédération de Chine et du Japon s’élève à +12 et que même l’Empire islamique arabe affiche un honorable +8. C’est la plus mauvaise nouvelle pour notre économie. » Lors du dernier vote, hier, les sénateurs ont donné une légère majorité de 50,7 % en faveur de l’abolition.

C’est au Texas que fut prononcée la dernière sen- tence de mort aux USA, il y a dix-huit ans, en 2081, mais elle ne fut jamais exécutée. À ce jour, il reste 154 condamnés en attente dans les couloirs de la mort. Leur peine sera automatiquement commuée en vingt-cinq ans de prison, et la plupart vont être libérés dans les prochains jours.

À l’aube du vingt-deuxième siècle, il ne reste que trois nations dans le monde qui conservent la peine de mort dans leurs lois : la République sunnite de l’Irak de l’Ouest, la principauté wahhabite de Riad et la République autonome de Corse.

 


Article écrit par Marc François.

Article paru dans le numéro 131 d’Alternatives non-violentes.