Auteur

Emeline Boulogne

Localisation

France métropolitaine

Année de publication

2016

Cet article est paru dans

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Refuser, c’est aussi proposer.

Le texte de loi sur la réforme du code du travail suscite de nombreuses et très vives réactions. « Germinal 2.0 », « Rose promise, chomdu », a-t-on pu lire sur les pancartes des opposant-e-s à cette loi.

Du côté du pouvoir en place, les contestations sociales sont souvent accusées d’exister pour bloquer l’avancée des lois. Pourtant, l’opposition peut aussi être à l’initiative de nouvelles dynamiques : création du collectif #Onvautmieuxqueça, mouvement « Nuit Debout »… Ce dernier mouvement constitue une mobilisation citoyenne assez inédite en France, porteuse d’une exigence démocratique renouvelée. Les débats sur les stratégies violentes ou non-violentes y sont presque quotidiens, et l’on ne peut que regretter qu’une extrême minorité marginale au mouvement fragilise ce dernier par des actions de casse ou d’agressions contre-productives.

Parallèlement, des universitaires ont décidé de prendre la plume, et de s’essayer eux aussi à rénover le texte de loi pour présenter un « code du travail alternatif ». « La France accuse un double déficit, de croissance et d’emplois. » Les idées à discuter sont nombreuses. Certaines ont déjà été testées, comme à Lyon, avec l’expérimentation d’une « solution de partage du travail ». Le temps de travail est réduit à un mi-temps, pour créer deux emplois au lieu d’un, en garantissant un « revenu d’existence à mi-temps » ou « chèque de temps choisi ».

Nos choix peuvent être porteurs d’alternatives, comme l’illustre le boycott abordé dans ce dossier, qui témoigne du pouvoir économique du consommateur.

Émeline Boulogne, rédactrice en chef (remplacement de Paola Caillat jusqu'au printemps 2017)

 


Article écrit par Emeline Boulogne.

Article paru dans le numéro 179 d’Alternatives non-violentes.