La non-violence comme référent éthique universel

Auteur

Jean-Marie Muller

Année de publication

2003

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En quoi une philosophie de la non-violence permet-elle d’éclairer la pensée et l’agir de tout homme ?

« Si la non-violence est une attitude qui résulte d’une option personnelle, elle nourrit un projet de civilisation qui a vocation à s’inscrire dans l’histoire. La construction de cette civilisation de la non-violence représente aujourd’hui un enjeu majeur pour l’avenir de l’humanité comme pour celui de chacune de nos sociétés. Elle requiert le meilleur des énergies de tous les hommes de bonne volonté. Chacun, à sa mesure, a la possibilité d’agir pour créer des brèches dans le système de la violence qui domine nos sociétés, des brèches qui soient autant d’ouvertures vers un avenir où l’homme reconnaîtra l’autre homme comme son semblable. » ❏

Jean-Marie Muller, Principe de non-violence. Parcours philosophique, Paris, Desclée de Brouwer, 1995, pp. 321-322

En quoi une philosophie de la non-violence permet-elle d’éclairer la pensée et l’agir de tout homme ?

Dans sa réflexion sur l’existence, le philosophe découvre en dernière instance que l’être de l’homme ne se construit pas tant dans son rapport à l’absolu — au Cosmos, au Bien, au Divin —, que dans sa relation à l’autre homme. L’essence de l’homme n’est pas son « être-au-monde », mais son « être-aux-autres ». La philosophie met en lumière que c’est par la médiation de sa relation à l’autre homme que l’homme s’ouvre à la transcendance. Dès lors, le regard du philosophe voit dans la violence, qui pervertit radicalement sa relation à l’autre homme, une manifestation essentielle du mal et du malheur. Le philosophe craint la violence, non pas, en définitive, la violence qu’il peut subir, mais la violence qu’il peut faire subir. Dans sa méditation sur la mortalité de l’homme, le philosophe en vient à penser que le vrai scandale de l’existence, ce n’est pas que l’homme soit mortel, mais qu’il puisse devenir meurtrier. Pour sa part, il peut apprivoiser la mort, mais il ne peut pas s’accommoder du meurtre. La sagesse — nul ne peut être certain de pouvoir y prétendre, mais chacun doit d’efforcer de s’acheminer vers elle —, c’est de craindre davantage le meurtre que la mort.

Le principe de non-violence

La non-violence n’est pas une philosophie possible, elle n’est pas une possibilité de la philosophie, elle est le principe qui structure le champ de la réflexion philo- sophique. Nulle philosophie ne peut se réclamer de la sagesse si elle ne pose pas que l’ exigence de non-violence s’ inscrit comme l’expression irrécusable de l’humanité de l’homme, qu’elle est constitutive de l’humain en l’homme. Méconnaître cette exigence ou, pire encore, la récuser, c’est renoncer à penser l’ agir humain et le laisser s’ engluer dans les turbulences de l’histoire, c’est condamner la pensée soit à un idéalisme impuissant, soit à un réalisme de la puissance, c’est admettre le divorce définitif entre la pensée et l’ action. Méconnaître l’ exigence de non-violence, c’ est désespérer de penser l’ articulation d’ une éthique et d’ un agir, c’est nier que l’homme puisse, par la pensée et l’action, se dégager du joug implacable de la nécessité, c’est dénier à l’ homme la capacité d’ inventer un geste libre qui puisse l’affranchir de la fatalité et lui permettre de devenir un être raisonnable. Voilà ce que se propose de méditer une philosophie qui se fonde sur le principe de non-violence. Ce principe n’est pas posé a priori, mais à la réflexion et, à la réflexion, il est universel.

La vérité de la non-violence est essentiellement dyna- mique ; elle n’est jamais donnée sous une forme achevée et figée. Elle ne se révèle que dans l’acte créateur par lequel l’ homme entre dans une relation bienveillante avec l’ autre homme. Dire que la non-violence n’est pas une idéologie, mais une philosophie, c’est dire qu’elle est à la fois une spi- ritualité, une pensée et une sagesse qui orientent le comportement de l’homme dans son existence et dans l’histoire. La non-violence est une attitude. Elle est l’attitude éthique et spirituelle de l’homme debout qui reconnaît la violence comme la négation de l’humanité et qui décide de refuser de se soumettre à sa domination.

La Règle d’Or

Lorsque Kant veut définir la règle morale qui s’impose à l’homme en tant qu’être raisonnable, il avance la proposition suivante : « Agis uniquement d’après la maxime qui fait que tu peux vouloir en même temps qu’elle devienne une loi universelle1. » Kant définit la maxime comme « le principe subjectif de l’action », c’est-à-dire la règle que l’individu se donne à lui-même pour agir ; tandis que « la loi est le principe objectif, valable pour tout être raisonnable, le prin- cipe d’après lequel il doit agir, c’est-à-dire un impératif2 » Or, précisément, si la maxime de mon action me donne le droit de recourir à la violence à l’encontre de l’autre homme dans le but de satisfaire mes propres besoins, je ne peux pas vouloir en même temps que cette maxime devienne une loi universelle. Il importe de dire de la violence ce que Kant dit du mensonge3 : je m’aperçois bientôt que si je peux bien vouloir la violence, je ne peux en aucune manière vouloir une loi universelle qui commanderait d’être violent. D’abord, tout simplement, parce que je ne peux pas vouloir que l’autre homme recoure à la violence à mon encontre pour satisfaire ses propres besoins. En revanche, je peux vouloir que la maxime de non-violence qui exige de moi que j’agisse en respectant l’humanité de l’autre homme devienne une loi universelle. Il apparaît alors clairement que la non- violence est la loi universelle, c’est-à-dire le principe objec- tif d’après lequel tout être raisonnable doit agir.

Ainsi, la sagesse universelle ne peut avoir de meilleur fondement que la Règle d’Or formulée dans différentes tra- ditions spirituelles et qui peut s’énoncer ainsi : « Ce que tu ne veux pas que les autres te fassent, ne le fais pas aux autres. » Or, ce que je ne veux pas, c’est d’abord que l’autre homme me fasse mourir. Dès lors, l’impératif de la Règle d’Or rejoint l’exigence universelle de la conscience raisonnable : « Tu ne tueras pas. » Ainsi le principe de non-violence fonde l’universalité de la loi morale à laquelle doivent se conformer les êtres raisonnables.

Parmi toutes les définitions de l’homme qui ont été données, Éric Weil retient celle dont l’usage est le plus répandu : celle de « l’homme comme animal doué de raison et de langage, plus exactement de langage raisonnable4 ». Certes, l’homme ne s’exprime pas et ne se comporte pas naturelle- ment en se conformant aux exigences de la raison, mais il doit s’efforcer de s’y conformer pour devenir pleinement un homme. C’est cet effort de l’homme pour penser, pour parler et pour vivre raisonnablement qui caractérise la philosophie. Or, la « contradiction première », qui détruit toute cohérence du discours et de la vie, est « celle entre violence et universalité5 ». C’est pourquoi l’homme ne peut avancer vers l’universalité que s’il choisit la non-violence : « elle est l’universel6 ».

Réhabiliter le conflit

La philosophie de la non-violence vise l’universel dans le respect de tous les êtres humains. Ce respect, pour être réellement universel, invite à un engagement aux côtés des autres hommes, fussent-ils les plus lointains et les plus étrangers, fussent-ils en définitive des ennemis. La visée universelle de la non-violence n’exclut pas le conflit. Elle nous convie à venir nous placer à côté des victimes de l’injustice et à lutter activement contre ceux qui sont responsables de cette injustice. Dans le même temps la non-violence récuse cet universalisme de l’amour qui déserte les conflits, ignore l’histoire et se fige dans l’idéalisme.

Contrairement à l’idéologue, celui qui opte pour la non-violence n’a pas la certitude que « la vérité finit toujours par triompher ». Cette certitude n’ est évidemment qu’ une illusion, mais c’ est précisément la certitude de l'idéologie de la violence. Une telle certitude suffit à justifier le meurtre et le crime. Cars’il est sûr que la victoire de la vérité nous est promise dans cette histoire, qu’ elle délivrera l’ humanité de l’erreur et lui apportera le bonheur, alors tous les moyens sont bons pour parvenir à cette fin, tous les crimes sont permis dès lors qu’ ils nous permettent d’ atteindre la terre promise. La non-violence ne s’enracine pas dans une pareille certitude ; elle ne fonde aucun messianisme. Mais elle s’enracine néanmoins dans l’espérance, et celle-ci suffit à donner sens au présent.

La philosophie de la non-violence prétend donc comprendre l’universel. Elle est une Welt-anschauung : une vision (globale) du monde. Comme l’a souligné Bernard Quelquejeu, la non-violence est « panoptique » (du grecpan, qui exprime l’idée de totalité, et optiquos, qui est relatif à la vision) : sa vision embrasse « la totalité des relations possibles entre les êtres selon une demande d’universelle paix7 ». La non-violence est englobante, mais elle n’est pas totalitaire. Elle est un regard qui embrasse le tout, mais ne l’enferme pas. Elle laisse grande ouverte la porte qui s’ouvre sur le mystère de l’homme.

L’exigence de non-violence oblige essentiellement envers les ennemis, c’ est-à-dire envers les violents. C’ est alors seulement qu’elle prend son véritable sens. Quelle portée aurait-elle en effet si elle n’obligeait qu’envers les amis ? Le caractère universel de la non-violence est du même ordre que le caractère universel de l’amour enseigné par Jésus de Nazareth : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même8. » Et selon Jésus, le prochain de l’ homme, c’ est tout autre homme qui se présente à lui et il insiste pour dire que ce n’ est pas seulement l’ ami, mais que c’ est aussi l’ ennemi9. L’amour de l’ami, souligne-t-il, s’inscrit dans la logique de la loi naturelle et nul n’ entend s’ y soustraire. L ’ amour de l’ennemi obéit à une loi supérieure qui exprime la plus haute exigence de l’humanité en l’homme.

L’exigence « Tu ne tueras pas » est universelle. Elle ne peut donc souffrir la moindre exception. Comme l’a bien souligné Vladimir Jankélévitch, à pro- pos de la loi morale qui commande l’amour de l’autre homme, « l’universalisme n’ est vraiment universel qu’ à la condition de ne pas souffrir la moindre exception » : « Car s’il y a une exception dans la prétendue universali- té absolue, c’ est qu’ elle n’ est pas universelle, ne l’a jamais été. Une seule, une toute petite excep- tion, rien qu’ une et pas plus d’ une, suffit à ouvrir la première faille dans l’universalité10. »Justifier une exception, c’est nier l’exigence.

L’erreur, c’est la violence

Il faut aimer l’humanité plus que la vérité. Cela signifie, en définitive, que la vérité est l’amour de l’humanité. L’his- toire est là pour attester — et l’expérience le confirme tous les jours — que « la vérité » devient un vecteur de violence dès qu’elle s’absolutise et n’est pas ancrée dans l’exigence de non-violence. Si la vérité n’implique pas la délégitimation radicale de la violence, alors il viendra toujours un moment où la violence apparaîtra naturellement comme un moyen légitime pour défendre la vérité. Seule, la reconnais- sance de l’exigence de non-violence permet de récuser une fois pour toutes l’illusion, véhiculée par les idéologies et tous les discours inspirés par le bon sens perverti et la sottise épanouie, qu’il est nécessaire et juste de recourir à la violence pour défendre la vérité. Recourir à la violence, c’est d’emblée venir se situer en un lieu où la vérité ne peut pas être. On prétend servir et défendre « la vérité » par la violence, mais, en réalité, c’est la vérité qui sert et défend la violence. Dans cette alliance contre nature, c’est la violence, et non la vérité, qui se trouve confortée. Tout se passe comme si la vérité venait donner raison à la violence. La violence elle-même semble vraie. En réalité, l’opposé de la vérité, ce n’est pas l’erreur, mais la violence. En d’autres termes,l’erreur, c’est la violence et, par conséquent, l’erreur, c’est toute doctrine qui prétend justifier la violence, c’est-à-dire faire de la violence un droit de l’homme. Car la violence est déjà victorieuse, elle a déjà imposé son ordre dès lors qu’elle a obtenu la complicité intellectuelle de l’homme.

Jusqu’à présent, le plus souvent, les hommes ont pensé et recherché l’universel à travers l’universalisation de leur propre culture. Convaincus qu’ils possédaient « la vérité », ils ont construit une idéologie dont ils ont fait un absolu en se donnant à eux-mêmes la mission de l’imposer au monde entier. Car c’est le propre de l’idéologie de s’arroger les pri- vilèges de l’universalité et de prétendre atteindre l’universel par la puissance, la conquête et la domination, c’est-à-dire, pour autant que nécessaire, par la violence. Le moment est venu de rompre une fois pour toutes avec cette vision totali- taire de l’universel qui a engendré tant et tant de malheurs.

Le grand défi que les hommes doivent relever à l’aube du XXIe siècle est d’inventer une sagesse universelle qui leur permette de vivre dans la concorde. Ce n’est pas par l’uniformisation des cultures qu’il faut vouloir atteindre l’universel, mais par leur convergence. C’est à travers le dialogue des cultures qu’il sera possible de définir des référents éthiques communs. Mais ce dialogue ne doit pas reposer sur une complaisance mutuelle ; il doit être conduit à travers une grande exigence de rigueur et d’intransigeance intellectuelles. Et c’est d’abord à chacun de faire œuvre de discernement vis-à- vis de sa propre culture. C’est ainsi que nos cultures se rejoindront et s’enrichiront mutuellement. C’est alors, mais alors seulement, que nous deviendrons riches de nos différences. Mais il ne faut pas s’y tromper, c’est là une tâche difficile et il n’est pas sûr que nous parviendrons à l’accomplir.

La double exigence de rupture et de fidélité

Les traditions dont nous sommes les héritiers, alors qu’elles ont donné une grande et belle place à la violen- ce, n’ont donné pratiquement aucune place à la non-violen- ce, jusqu’à en ignorer le nom. Dès lors, nous devons com- mencer par rompre avec tout ce qui, dans notre propre culture, légitime et sacralise la violence comme la vertu de l’homme fort, innocente et honore le meurtre dès lors qu’il est au service d’une cause juste. Cette rupture sera doulou- reuse, car elle devra se faire en profondeur. Nous découvri- rons que pour rompre avec la culture de la violence, il s’agit en définitive de rompre avec notre propre culture. Et il est forcément difficile de récuser la tradition qui nous a été léguée comme un héritage sacré. Une telle rupture exigera de nous courage et audace.

Cependant, dans chacune de nos traditions, il y a des pierres d’attente sur lesquelles nous pouvons fonder une sagesse de la non-violence. Chacune, en effet, porte en elle des « valeurs » qui confèrent à tout homme dignité, grandeur et noblesse et qui demandent qu’il soit respecté et aimé. Par elles-mêmes, ces valeurs viennent contredire la prétention de la violence à régenter la vie des hommes et des sociétés. Et, dans chacune de nos cultures, à un moment ou à un autre, il s’est trouvé des femmes et des hommes qui ont eu la force d’entrer en dissidence avec leurs contemporains pour affirmer le primat de ces valeurs sur les requêtes de la violence. Mais, le plus souvent, ces valeurs se sont trouvées largement recou- vertes par les scories de l’idéologie de la violence et, de ce fait, elles ont été niées et reniées. C’est en fidélité à ces valeurs que chacun de nous peut se convaincre que l’exigence de non-violence fonde et structure l’humanité de l’homme, qu’elle donne sens et transcendance à sa vie. Et nous découvrirons que cette fidélité nous conduira, au-delà de la rupture que nous avions opérée, au cœur même de notre culture.

C’est en réfléchissant sur l’universalité de la beauté que nous pouvons le mieux comprendre l’universalité de la sagesse. La sagesse, comme la beauté, doit s’adresser à la liberté de l’homme, sans jamais vouloir s’imposer par la contrainte. La sagesse, comme la beauté, doit réconcilier l’homme avec lui-même, ouvrant ainsi la voie à la réconci- liation de tous les hommes entre eux. L’universalité de l’éthique, qui fonde la sagesse de l’homme raisonnable, pré- sente ainsi une profonde analogie avec l’universalité de l’art. L’art parvient à transcender la culture où il naît, alors même qu’il exprime sa singularité. L’art atteint l’universel, alors qu’aucune œuvre d’art n’est semblable à une autre. À travers des formes différentes qui sont liées aux différences des cul- tures, l’art — qu’il s’agisse de la poésie, de la littérature, de la musique, de la sculpture ou de la peinture — atteint une signification qui parle à chaque être humain. Dans chaque culture, l’art exprime les mêmes émotions devant la beauté tragique de l’existence, les mêmes interrogations sur le destin de l’homme et, à travers elles, ce sont les mêmes quêtes et les mêmes requêtes qu’il formule. Chaque sagesse, selon la culture qui l’a engendrée, aura sa propre couleur, sa propre musicalité, sa propre forme, mais toutes concourront à la même harmonie pour exprimer l’universel humain.

Pendant des siècles, la philosophie a cédé le pas devant l’idéologie qui exaltait le courage des héros qui prenaient le risque de recourir à la violence pour combattre les ennemis, les infidèles et les méchants de toutes sortes. Aussi la philosophie inaugure-t-elle un temps nouveau en affirmant haut et fort la précellence de la vertu de non-violence. ❏

JEAN-MARIE MULLER*

*Directeur de recherche à l’Institut de recherche sur la résolution non-violente des conflits (IRNC). Écrivain ; auteur, notamment, de : Principe de non-violence, parcours philosophique, Paris, Desclée de Brouwer, 1995 (édité par Marabout, 1999) ; Courage de la non-violence, nouveau parcours philosophique, Les Éditions du Relié, 2001.

1) Emmanuel Kant, Fondements de la métaphysique et des mœurs, Paris, Delagrave, 1952, p. 137.

2) Ibid., pp. 137-138.

3) Ibid., p. 105.

4) Éric Weil, Logique de la philosophie, Paris, Vrin, 1967, p. 20.

5) Éric Weil, Philosophie morale, Paris, Vrin, 1992, p. 53.

6) Éric Weil, Logique de la philosophie, op. cit., p. 64.

7) Bernard Quelquejeu, « Une vision du monde et une requête éthique »,Alternatives non-violentes, n° 100, p. 22.

8) Évangile selon Matthieu, 22, 39. 9) Ibid., 5, 44.

10) Vladimir Jankélévitch, Le paradoxe de la morale, Paris, Le Seuil, 1981, p. 45.

 

« Si la non-violence est une attitude qui résulte d’une option personnelle, elle nourrit un projet de civilisation qui a vocation à s’inscrire dans l’histoire. La construction de cette civilisation de la non-violence représente aujourd’hui un enjeu majeur pour l’avenir de l’humanité comme pour celui de chacune de nos sociétés. Elle requiert le meilleur des énergies de tous les hommes de bonne volonté. Chacun, à sa mesure, a la possibilité d’agir pour créer des brèches dans le système de la violence qui domine nos sociétés, des brèches qui soient autant d’ouvertures vers un avenir où l’homme reconnaîtra l’autre homme comme son semblable. » ❏

Jean-Marie Muller, Principe de non-violence. Parcours philosophique, Paris, Desclée de Brouwer, 1995, pp. 321-322


Article écrit par Jean-Marie Muller.

Article paru dans le numéro 127 d’Alternatives non-violentes.