Auteur

François Vaillant

Année de publication

2005

Cet article est paru dans

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Comment vivre après la haine, après la guerre civile, après le crime contre l’humanité ? Comment refaire du lien avec son proche devenu un temps si lointain ? En d’autres termes, comment faire du juste avec de l’injuste ?

Vivre n’est pas facile, surtout si un souvenir dou- loureux taraude jour et nuit l’esprit et le cœur. Ne parlons pas trop vite de réconciliation. C’est déjà si beau quand deux parties adverses parviennent à établir une vraie conciliation.

Si, par exemple, deux passants dans la rue arrêtent leur bagarre et ses consé- quences, c’est tout simplement parce qu’ils ont su se mettre d’accord sur ce qui les opposait. Il s’agit bien d’une conciliation. Elle peut faciliter et engendrer la naissance d’une amitié, mais rien ni personne n’y oblige.

Une conciliation se décline avec l’exigence de la justice. Quand l’amitié ou l’amour est au rendez-vous, alors il est possible de parler de réconciliation. Et cela, aussi bien en France qu’en territoire Kanak, au Kosovo, en Afrique du Sud ou au Congo, comme en témoigne ce numéro.


Article écrit par François Vaillant.

Article paru dans le numéro 137 d’Alternatives non-violentes.